Bref compte-rendu des échanges concernant directement l’académie de Bordeaux
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le maillage territorial et l’offre de formation, avec les inquiétudes sur la limitation de l’offre de LPE (licence professorat des écoles) à Bordeaux et Pau. L’ouverture de la LPE à Agen et Périgueux à la rentrée 2027 est étudiée sous réserve de « soutenabilité RH et budgétaire » ;
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les fermetures ou mutualisations de parcours, ou encore la fermeture de certaines formations. A titre d’exemple, la préparation au CAPES de SES serait regroupée régionalement à Poitiers, ce serait à Bordeaux pour la philosophie ; la préparation au CAPES d’espagnol serait proposée uniquement à Pau dans l’académie et celle aux CAPES de lettres modernes et classiques serait limitée à Pau ou, éventuellement en alternance annuelle entre Pau et Bordeaux ;
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l’accueil des non‑lauréat·es et les capacités d’accueil réelles en MEE, point sur lequel l’administration répète que les masters sont « ouverts », tout en restant très floue sur le nombre effectif de places disponibles ;
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les modalités d’affectation, de stage et de formation des stagiaires ont été discutées, notamment la question des berceaux (supports pour les accueillir), des déplacements, des mutualisations et du risque que des stagiaires soient formé·es hors de leur académie d’affectation ;
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les modalités de formation : 4 semaines de stage en M1 à Limoges pour les non lauréats, 8 à Bordeaux et Poitiers (le rectorat de Limoges priorise la préparation et l’obtention du concours alors que Bordeaux et Poitiers font le choix de la préparation au concours et au métier), des modules de préparation aux concours du second degré mis en place de manière variable selon les universités (et quid des préparations aux concours non adossés à des licences disciplinaires ? Seule Limoges va ouvrir une préparation CPE par exemple)… Nous avons demandé que soit présenté lors d’un prochain comité un état des lieux des préparations aux concours réellement mises en œuvre et un bilan des candidatures et admissions en master MEE ;
Sur le fond, l’administration a surtout présenté sa méthode : travail en « observatoire » entre les 3 académies, 6 universités et 3 INSPE de la région (sans représentant·es des personnels ni usagèr·es), recherche d’« harmonisation » (mais des disparités évidentes entre académies et sites), arbitrages internes et souci affiché de « soutenabilité » (en partie contradictoires avec la recherche d’attractivité). Cette méthode repose précisément sur des discussions menées sans les représentant·es des personnels ni les usagèr·es (suite à notre demande, l’administration s’est engagée à les inviter la prochaine fois), et les réponses apportées sont restées très générales, souvent imprécises, avec une tonalité largement autosatisfaite sur la qualité du travail conduit à l’échelle régionale. Pour la FSU, cela confirme la nécessité de véritables comités de suivi au niveau de chaque académie, seuls à même de traiter sérieusement les réalités locales de mise en œuvre de la réforme.
