Ce lundi 4 mai 2026 s’est tenu un Comité Social d’Administration (CSA) spécial de région académique en guise de Comité de suivi de la réforme de la formation initiale et malgré la demande faite aux recteur·ices respectif·ves des trois académies (Bordeaux, Poitiers, Limoges) par 5 syndicats de la FSU (SNES, SNUEP, SNEP, SNUIPP et SNESUP) d’une déclinaison académique de ce comité.

Vous trouverez ici les compte-rendus spécifiques par académie : Bordeaux, Poitiers et Limoges

Cette réunion ne peut pas être considérée comme un véritable comité de suivi académique de la réforme. D’une part, elle s’est tenue dans le cadre d’un CSA spécial de région académique, donc à l’échelle de la grande région Nouvelle‑Aquitaine et non de chaque académie, alors même que les questions de mise en œuvre se posent d’abord au plus près des territoires, des rectorats, des INSPE et des universités. D’autre part, sa composition et son format ne permettaient pas un dialogue constructif : les organisations étudiantes étaient absentes, plus de 54 connexions visio étaient recensées en plus des personnes présentes sur site, et l’ensemble a davantage pris la forme d’une réunion descendante d’information et de questions-réponses que d’une instance de suivi.

La FSU a été la seule organisation syndicale à l’offensive avec la lecture d’une déclaration liminaire (accessible en suivant ce lien) et la présence de nombreux·ses représentant·es de l’enseignement, certain·es à titre d’expert·es : premier et second degré, supérieur. Cette forte participation témoigne de l’importance accordée par la FSU à la question de la formation initiale.

La FSU a par exemple été la seule organisation syndicale à demander la participation des représentant·es des étudiant·es, comme le prévoit le cadre ministériel des comités de suivi de cette réforme.

Elle a continué à revendiquer la convocation de cette instance au niveau académique, pour une approche des problématiques au plus près du terrain, plus fine, un dialogue social plus fluide.

La FSU a obtenu gain de cause sur la convocation de représentant·es des étudiant·es lors de la prochaine réunion, et, à défaut d’un comité de suivi académique, qu’elle continuera à demander, elle a obtenu la possibilité d’un espace d’échange en Comité Social d’Administration Académique sur le sujet.

Cette réunion a permis de mettre en évidence tous les problèmes que cette réforme, menée dans la précipitation, soulève encore alors même qu’a débuté la phase de vœux pour les future.es lauréat.es du second degré. Quel périmètre pour les commissions académiques par exemple ? La FSU a dit sa crainte de voir le privé fleurir sur les territoires où les formations n’ouvriraient pas et chaque fois que des places en nombre suffisant ne seraient pas prévues pour les non lauréat·es. Cette réunion a été aussi une nouvelle occasion de dénoncer une réforme menée à budget constant. Cet état de fait conduit les autorités académiques à penser des mutualisations de formation par exemple, qui pourraient décourager plus d’un·e stagiaire de poursuivre dans des conditions si dégradées. Et l’on voudrait par là relancer l’attractivité de nos métiers ?

La formation initiale constitue un enjeu fondamental. Elle engage l’avenir de nos métiers et celui des professionnel·les du service public d’éducation, dont les conditions de formation, d’études, d’affectation, de rémunération et de travail à l’entrée dans la profession doivent être une préoccupation collective. Elle détermine également l’avenir d’un grand nombre d’élèves actuellement scolarisé·es.