
Le secrétaire général qui présidait l’instance a répondu précisément à notre déclaration qui interpellait le rectorat sur la sécurité des personnels dans le contexte d’agressions physiques graves entre élèves. Il explique que notre académie n’était pas habituée à ce type d’agression. Le plus de compétences possibles ont été mobilisées pour élaborer la réaction. Sur le temps court, un travail a été mené sur la prévention avec contrôles visuels. Il y a eu des cellules de crise mises en œuvre dans les établissements touchés. La solution ne peut pas reposer seulement sur l’Éducation nationale. Il faut l’articuler avec les forces de police et de justice. Sur le temps plus long, l’équipe mobile de sécurité travaille sur le diagnostic de sécurité des établissements et la mise en place des PPMS. Le recteur a souhaité rappeler aussi l’importance de la pédagogie dans le quotidien des élèves pour améliorer le climat scolaire. La prise en charge ne sera pas que ponctuelle, le recteur souhaite revenir sur ces sujets auprès notamment des personnels de direction.
L’ordre du jour portait principalement sur l‘adoption du Plan de Prévention académique. Cela a été l’occasion de rappeler la priorité absolue qu’est la prévention autour de l’amiante. Le plan vise également une meilleure prise en charge des risques psychosociaux et reconnaît les spécificités de la prise en charge de la santé des femmes.
Le problème du défaut de recrutement de 4 médecins du travail reste entier. Ce métier ne suscite plus de vocation. En attendant l’académie a recruté une seconde infirmière du travail. La FSU-CGT éduc’action salue le renforcement du cabinet mais prévient du risques du glissement de tâches. Les professions médicales sont réglementées et l’absence de médecins ne doit pas conduire à faire sortir les infirmières des personnels de leur périmètre de responsabilités propres. Les infirmières répondent que, conscientes de la problématique, elles sont en train d’élaborer un diaporama pour communiquer sur la manière de les joindre et leurs missions. Un logiciel pour informatiser les données de santé des agents, MEDTRA, est en cours de déploiement.
La référente VDHASS a enfin pu présenter son diaporama sur la prise en charge par l’employeur des violences conjugales et intra-familiales. Un guide de la Fonction Publique balise déjà le sujet. La FSU-CGT éduc’action a voté un avis pour qu’un protocole de prise en charge de ces violences soit adapté à l’académie. Le secrétaire général a reconnu la légitimité de notre attente. Il sera inséré dans le plan d’égalité professionnelle.
Notre délégation avait posé une question sur le suivi de l’enquête de la formation spécialisée concernant le lycée Camille Guérin : comment les préconisations ont-elles été communiquées à l’établissement? Qu’en est-il de leurs mises en œuvre? Des éléments de réponse ont été apportés par le Conseiller de Prévention Académique ainsi que le Secrétaire général en instance.
Ce compte-rendu ne peut-être exhaustif. Si vous avez des questions, rapprochez-vous de vos sections syndicales départementales qui pourront rendre compte plus finement de l’ensemble des mandats que nous portons en instance pour développer votre santé et vos conditions de travail.
Syndicalement,
La délégation FSU-CGT éduc’action
