Comité Social d’Administration de l’académie de Poitiers du 12 juin 2026

Formation, Assistant-es d’éducation, AESH…

Étaient présent-es : M. Perissat (Recteur), M. Vial (SG -secrétaire général d’académie), Monsieur Millet directeur de cabinet du recteur, Mme Duport (SGA- moyens) , Mme Alcindor DASEN du 86 , Monsieur Grevoul secrétaire général 86 Mme Guggiari DASEN du 79, Monsieur Claverie  DASEN du 16, Mme Pionnier (cheffe de division DOSES), Mme Marquer (chef de division DPE), David Févin (EAFC), M. Alamargot (INSPE Poitou-Charentes)

8 FSU / CGT Educ’Action

5 Unsa  – 1 FO 

Contexte : Ce CSA académique se déroule dans un contexte international et social difficile, en lien avec les guerres qui perdurent, avec l’inflation galopante. Mais la France vient aussi de connaître un drame avec la mort de Lyhanna : alors que des discours , y compris dans les rangs du gouvernement, remettent en cause le travail des magistrat.es, des mobilisations importantes se tiennent pour réclamer des  moyens pour que la justice puisse faire son travail, pour que les violences faites aux femmes et aux enfants soient traitées avec rigueur et sérieux. A l’Éducation Nationale, le contexte est plus que jamais à la pénurie de moyens et au déclassement salarial de tous les personnels. 

Déclaration liminaire de la FSU/CGT Educ’Action  

Lors de cette déclaration, nous avons abordé

  • le contexte du manque de moyens d’enseignant·es, de CPE, d’infirmièr·es et d’assistant·es sociaux·les scolaires
  • les choix politiques d’austérité au détriment  des services publics
  • les conséquences en terme d’effectifs de classes et de services partagés
  • notre opposition à la suppression des emplois d’AED et notre vive inquiétude quant aux moyens des vies scolaires
  • notre exigence d’une revalorisation des salaires car il y a urgence, pour toutes et tous
  • la faiblesse du nombre de promotions
  • la mobilisation de plusieurs établissements concernant la préparation de rentrée
  • l’exigence d’un statut pour les AESH
  • la réforme de la formation initiale et des concours qui ne font pas le plein
  • l’épisode caniculaire du mois de mai et l’état du bâti scolaire
  • la dématérialisation des copies dans la voie professionnelle

Réponse du rectorat

Suite aux différentes déclarations liminaires, le Recteur 

  • nous remercie de rappeler les conditions difficiles de cette fin d’année avec la  préparation et la passation des examens, la préparation de rentrée et l’orientation, sans compter les conditions climatiques dans le contexte géopolitique anxiogène actuel.
  • il dit son désaccord de l’utilisation de la modalité de la grève par certaines équipes pendant la période des  examens.  
  • il récuse les procès d’intentions à l’encontre des PAS (Pôles d’Appui à la Scolarité) qui n’ont pas pour objet de se substituer aux PIAL, pas plus que les PIAL n’ont vocation à se substituer aux RASED
  • Au sujet de Parcoursup, il tient à souligner les bons chiffres de ce début de procédure puisque 190 élèves environ sur l’académie n’auraient pas eu de réponse à ce jour sur leurs premiers vœux. Les équipes académiques sont déjà au travail pour voir quoi leur proposer. Le processus est maîtrisé.

La délégation FSU-CGT Éduc’action lui fait remarquer au sujet des PAS que l’opposition vient aussi de la  représentation nationale elle-même, qui à plusieurs reprises, a manifesté son opposition à la mise en place de ce dispositif.  Sur Parcoursup, nous nous interrogeons sur la manière de regarder les choses : les élèves en attente sur tous leurs voeux sont-ils ici comptés ?

Classe à Horaires Aménagés Mathématiques et Sciences (CHAMS)

Après une année de préfiguration au collège Jules Verne de Buxerolles en 25/26, l’académie propose l’ouverture officielle à la carte des formations de 4 CHAMS pour des élèves de 4ème et 3ème.

Les objectifs sont : 

  • Enrichir sa culture scientifique et technologique
  • Ouvrir son horizon et découvrir des métiers des sciences, des technologies, de l’ingénierie et de la formation  
  • Étudier avec des chercheur·euses, des professionnel·les et des étudiant·es issu·es du monde de la recherche et de l’ingénierie
  • Participer à un projet collectif
  • Apprendre dans un environnement qui valorise la réussite, la diversité et l’égalité entre les filles et les garçons.

Les moyens accordés à la rentrée 2026 sont de 4,5 heures par établissement; ce qui est un forfait qui peut être utilisé au bon vouloir des équipes. 

Les 4 CHAMS à la rentrée 2026 sont :

  • 16 – Soyaux – Collège Romain Rolland /  Partenaire Université de Poitiers – IUT Angoulême
  • 17 – La Rochelle – Collège Pierre Mendès en partenariat – Université de LR Labo des sciences de l’ingénieur pour l’environnement
  • 79 – Niort – Collège François Rabelais en partenariat – École Nationale des Sciences Applicatives et du Risque – Université de poitiers – Campus Niort 
  • 86 – Buxerolles – Collège Jules Verne  en partenariat Espace Mendès France – École de l’ADN Poitiers 

La FSU/CGT Éduc’Action a salué le choix de 3 établissements sur 4 et la prise en compte des IPS, de la volonté de promouvoir l’égalité filles garçons mais a rappelé qu’à l’heure où on supprime des postes d’agent·e de laboratoire en collèges, cette ambition risque fort d’être entravée. 

Vote Pour à l’unanimité

Plan académique de formation 2026-2027 

Priorités nationales : recentrer la formation sur le coeur des missions de l’École : instruire et protéger

Consolider les fondamentaux,
Renforcer la protection des élèves
Réduction des inégalités
Lutter contre le racisme
Accompagner la transition écologique 

Priorités académiques

Renforcement du développement de la formation professionnelle continue (9 heures minimum par formation)
Accompagnement des priorités nationales et académiques (savoirs fondamentaux, numérique, Bac -5/+3, exploitation des évaluations nationales, santé mentale des élèves et la Qualité de Vie et des Conditions de Travail…)
Accompagnement de la feuille de route RH

Exploitation des évaluations nationales : Formation en direction des directeurs d’écoles, des personnels de direction et formation ECLORE

Le Recteur souligne sa volonté de travailler à du qualitatif de la formation (au minimum 9h par formation). Il précise que ces formations ne se font jamais totalement en visio. Il précise que le choix qui a été le sien de ne pas mettre toute la formation hors temps face à face pédagogique comme préconisé fait que notre académie a un taux de couverture pédagogique moindre. Il rappelle que les absences des enseignant·es devant élèves pour formation ne doivent pas se multiplier : ce qui veut dire programmer les formations notamment locales en prévoyant en amont les rattrapages, suppléances etc… 

Dans le premier degré, la FSU/CGT Éduc’Action a réaffirmé l’absolue nécessité d’envisager le pilotage pédagogique par les IEN et non par les directeur·rices, enseignant·es avec une mission supplémentaire : ils et elles  restent pair·es parmi les pair·es et en aucun cas chef·fes de service.
Par ailleurs nous restons attaché·es à ce que les équipes puissent réfléchir collectivement à leurs pratiques et non de manière descendante sous la direction d’un·e directeur·rice chargé·e de missions de pilotage.
Enfin, la FSU/CGT Éduc’Action dénonce le pilotage exclusif par les chiffres.
Nous ne disposons plus assez de temps dans les EPLE pour bien penser les besoins des équipes et penser  un plan de formation adapté au local. Le  plan tel qu’il nous est présenté ne correspond pas aux besoins des équipes, il répond à des commandes institutionnelles. Pourquoi relancer un plan contre le racisme quand les équipes sortent tout juste d’un vaste plan sur la laïcité ? Quelle place pour les stages disciplinaires, nécessaires au vu des carrières qui s’allongent et de l’évolution des savoirs? 

Devant les résistances qui se manifestent chez toutes les organisations syndicales, M. le Recteur propose la réunion d’un CSA spécifique sur cette question qui est selon lui  essentielle.

Vote
Pour 0
Contre : 2
Abstention 8 (dont 5 FSU/CGT Educ’action)

Réforme de la formation initiale

Pour rappel, choix a été fait par les recteurs et rectrice de l’Académie région Nouvelle Aquitaine de ne pas tenir de comité de suivi de la réforme au niveau académique. Par contre, le recteur de Poitiers s’est engagé à tenir un point régulier en CSA A.
La délégation FSU/CGT Éduc’action avait posé bien des questions lors du groupe de travail préparatoire à ce CSA le 5 juin dernier… mais force est de constater qu’elles  sont restées malheureusement majoritairement sans réponse. Le plus grand flou règne au niveau des conditions d’affectation des futur·es lauréates. Pour la FSU/CGT Éduc’action, cette réforme de la formation initiale est une nouvelle fois mal préparée et ce sont les lauréates et les collègues formateur·trices qui essuieront les plâtres.  Sans compter que, comme nous le faisons remarquer, l’attractivité tant vantée n’est pas vraiment au rendez-vous pour les concours du second degré où la possibilité de passer les deux concours L3 et master 2 a conduit à des doubles admissibles.  

  • Répartition départementale des lauréat·es du CRPE 2026 ?
  • Une prime est-elle prévue pour le suivi des étudiant·es en licence professorat des écoles (LPE) ?
  • Concernant l’affectation des lauréat·es de tous les CRPE (externe bac+5, externe bac+3, troisième voie, second interne) par département, quelles lignes directrices seront utilisées ? 
  • Comment vont être articulés les jours de formation pour les stagiaires à mi-temps ?
  • Comment va fonctionner l’appel à la liste complémentaire au vu des différents parcours de formation possibles ?
  • Quelle place pour les OS représentatives dans la commission académique ? A défaut, quelle communication est prévue aux OS représentatives pour s’assurer de la transparence nécessaire à la conformité du rôle de la commission et des décisions qui seront prises?

Aucune réponse sur la composition de la commission.
On apprend lors de ce CSA que la circulaire nationale vient d’être publiée et que la circulaire académique devrait être publiée très prochainement.
La commission académique qui devra se réunir pour trancher le parcours de formation de certaines lauréates sera sans doute constituée comme par le passé, avec des membres de l’Inspe, du rectorat à parité.
Pour le second degré, les candidat·es pourront formuler jusqu’à 5 vœux en académie via Colibri. Les vœux seront à formuler en deux phases pour le second degré en fonction des temporalités de redescentes ministérielles. Les résultats de l’affectation seront  connus au plus tard le 27 juillet.
Pour le premier degré, les lauréat·es M2 sont connu·es, les lauréat·es L3 seront connues le 23 juin; la commission académique se tiendra donc le  25 juin et l’affectation dans les départements se fera autour du 26 juin. Les futur·es stagiaires seront accueilli·es dans les DSDEN fin juin. Le Recteur souligne que l’affectation en départements est une opération qui relève de son pouvoir. 

La FSU et la CGT Educ’action ont demandé que les OS puissent être destinataires des maquettes de formation M2, M2E,… mais également qu’elles puissent être présentes lors des journées d’accueil des stagiaires de même que les élèves fonctionnaires.  Pour le second degré, les 27 et 28 Août prochain donc au rectorat.  Nous avons une fois encore regretté le caractère tardif de l’affectation des lauréat·es qui, du fait de la fermeture des EPLE, se retrouvent sans la moindre information concernant leur tuteur·rice, les classes qu’ils et elles auront à prendre en charge. C’est évidemment une source d’angoisse.
Nous avons demandé à être destinataires des berceaux stagiaires qui ont déjà évolué depuis mars. 

Assistant·es d’éducation 

Selon le rectorat, l’académie de Poitiers connaît une implantation d’emplois d’assistance éducative supérieure à sa dotation ministérielle, et, depuis plusieurs années. Elle tend à réduire cette “surconsommation” qui s’élèverait à environ 40 ETP. Le recteur  rappelle qu’il préfère redonner en amont des postes plutôt que  de devoir licencier en urgence des contractuel·les AED en septembre faute de moyens budgétaires. C’est ce qui nous vaut la présentation du jour de la suppression de 13,5 ETP d’AED et de 1,5 ETP de redéploiements, soit un solde de -12 ETP encore ! 

Pour la rentrée 2026, les évolutions de dotations d’assistance éducative ont été travaillées au regard de plusieurs critères :

  •  Les écarts au barème AED,
  •  Les dynamiques démographiques des établissements pour la rentrée 2026,
  •  Les informations qualitatives connues concernant le fonctionnement des services de vie scolaire.

Au total, le solde est un retrait de 12 emplois à la rentrée 2026 … mais comme le ministère est en train de travailler sur de nouvelles suppressions d’emplois d’AED, cela n’est peut être pas encore fini !

La FSU/CGT Éduc’Action est revenue sur sa forte opposition au projet et sur le fait que, quelles que soient les variations du nombre d’élèves, il y a des “charges” incompressibles et les besoins de surveillance et d’encadrement de la vie scolaire restent les mêmes : études, restauration, contrôle entrée sortie toutes les heures, cours et couloirs, amplitude horaire des collèges ruraux avec le transport scolaire, accueil à l’internat dès le dimanche soir…L’organisation des vies scolaires est millimétrée et a un rôle essentiel au niveau de la prévention sur le climat scolaire.

Avec le contexte sécuritaire, on augmente encore les charges qui portent sur les vies scolaires : contrôle visuel des sacs, des missions d’intendance ou pédagogiques (cf RCD – devoirs faits…), de santé mentale à laquelle ils et elles sont confronté·es au quotidien. Les attentes sont exponentielles vis-à-vis de ces personnels mais de l’autre côté on supprime des moyens. Et on ne parle même plus de la dimension d’animation socio-éducative et du rôle que les AED pouvaient jouer en la matière. Nous avons fait valoir les problèmes de sécurité qui ne manqueraient pas de se poser, d’autant que la politique de remplacement en cas d’absence d’un AED est inexistante ou presque. Nous avons souligné la situation particulièrement dramatique de certains établissements qui connaissent, année après année, des retraits d’emplois. Il apparaît ici clairement que la politique de fusion des EPLE, comme à Mandela par exemple, est un levier formidable d’économies pour le rectorat, raison pour laquelle nous sommes opposé·es aux fusions à la FSU et à la CGT Éduc’action !

Répartition des emplois

Le rectorat annonce un retrait de 12 emplois à la rentrée 2026 répartis ainsi 22 établissements perdent des moyens, 3 en gagnent :

  • Collèges  -8.75 ETP
  • Lycées -1.25 ETP
  • LPO  -2 ETP

Pour connaître la situation en termes de dotation dans votre établissement, contactez-nous !

La délégation FSU/CGT Éduc’action a dénoncé : 

  • des situations spécifiques d’établissement comme Nelson Mandela, Jean Moulin ou Aliénor d’Aquitaine à Poitiers, Descartes à Châtellerault…
  • que nous ne rentrerons pas dans une négociation pour décider qui a le plus ou le moins besoin d’AED
  • la demande d’obtenir le tableau général de classement des établissements au regard de l’outil de répartition sinon les collègues auront un sentiment de décision arbitraire.

Le recteur confie toute l’attention qu’il porte à ces personnels. Il s’agit d’un débat difficile mais le maillage territorial de l’académie n’est pas efficient et pèse dans les dotations du ministère. Concernant les conséquences et alertes, les vies scolaires devraient travailler collectivement pour élaborer des organisations nouvelles. Il confirme l’inquiétude d’une mesure plus drastique concernant des suppressions d’ETP d’AED qui pourraient intervenir encore. Il refuse enfin de donner le tableau général des dotations pour éviter les réactions de forte opposition des équipes.

Point projet académique

Nous faisons savoir notre étonnement de ne pas disposer du document finalisé qui a donné lieu à la réunion de quelques GT en amont.

La présentation de ce projet nous est faite par le Directeur de cabinet de M le Recteur. Une équipe projet y a travaillé qui comprend 2 Dasen, 3 doyen·nes IA-IEN , le SG, le directeur de cabinet. La version finale sera publiée fin juin en un format lisible. 

Ce dernier  insiste sur la volonté d’écrire un projet conçu pour toutes et tous, compris de toutes et tous, y compris les parents d’élèves. 

Ce projet académique comprend 4 axes, quelques priorités et surtout des indicateurs de suivi pour en faire un projet vivant et pour répondre au mieux aux objectifs de ce projet académique. 

Questions diverses posées par la FSU et la CGT Educ’action :

– Prépa seconde : est-il prévu de maintenir des classes de prépa seconde dans notre académie ? Avec quel bilan qui puisse justifier ce maintien ? Quels moyens le cas échéant ?

La réponse est qu’il n’y aura pas de prépa seconde à la rentrée 2026 dans notre académie. 

– Point canicule : combien d’aménagements ont été décidés ? De quelle nature ?

Un bilan nous est présenté qui montre le peu d’aménagements qui ont été mis en œuvre sur cette première vague de canicule, ces aménagements pouvant concerner l’espace ou le temps.

La question avait déjà été abordée en formation santé et sécurité au travail académique dernièrement.

Le recteur a rappelé l’importance de la continuité pédagogique. Il a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de mesure générale à prendre mais que la vigilance et la décision se faisaient au niveau de chaque unité éducative. Il convient que la situation n’est pas satisfaisante en matière de bâti et qu’un travail doit être mené avec les collectivités territoriales. L’aménagement du temps scolaire est rendu difficile par la question des transports scolaires, le travail des parents, nous est-il répondu. 

Nous avons avec fermeté dit notre désapprobation des conditions qui nous sont faites car les chef·fes d’établissement  ne font pas remonter. Les situations de malaise ont été nombreuses. Les relevés de température montrent des niveaux conséquents, autour de 38 degrés parfois. Nous avons redit notre inquiétude quant à la santé des personnels et des élèves. Nous avons souligné enfin que les mesures dites de bon sens sont rarement mises en œuvre dans les EPLE : ainsi de l’aération des salles la nuit, de la présence d’eau fraîche etc…

– AESH : le point 6.3 du compte-rendu d’entretien professionnel prévoit que le rédacteur émette un avis concernant la reconduction du contrat de travail à durée indéterminée des AESH. Cette disposition ne relève-t-elle pas d’un autre type d’entretien, distinct de l’entretien professionnel, en application de l’article 45 du décret 86-83 du 17 janvier 1986 ?

Pour ce point, nous avions sollicité la présence d’une experte, Esther Baubeau, AESH dans les Deux-Sèvres. Notre collègue a montré qu’il y avait glissement régulièrement entre deux types d’entretien – l’entretien professionnel et l’entretien concernant la reconduction ou non du contrat- et que cette pratique ne respectait pas les textes et pouvait être préjudiciable pour les agent·es. Il a également été demandé que le point 6.3 initial du modèle national à savoir : « formations souhaitées par l’agent » soit réintégré.

Le Recteur et le SG en conviennent. Désormais l’entretien professionnel sera réalisé sans la partie concernant la reconduction ou non de contrat ou proposition de CDI et s’il doit avoir lieu, un second entretien pour le non renouvellement ou licenciement sera fait ultérieurement.

Nous demandons que l’entretien professionnel soit l’occasion pour l’ AESH de formuler ses besoins en matière de formation. Nous demandons également que toutes les situations de licenciement et/ou non renouvellement soient bien étudiées en CCP des personnels AESH et AED.

 

Le Recteur devant s’absenter, les réponses aux dernières questions nous sont parvenues par écrit. Voici quelques éléments donc : 

– PSC : quel niveau d’adhésion pour le volet santé, pour le volet prévoyance ? Que prévoit le ministère sur ces questions dans les négociations avec la MGEN pour les collègues qui ne parviendraient pas à finaliser leur contrat prévoyance ?

Au 4 juin 2026, les chiffres sont les suivants:

Contrat en santé :

– Agent·es affilié·es = 78,4% (22910) dont environ 12% d’agent·es affilié·es d’office – Agent·es dispensé·es = 21,5% (4657)
– Agent·es en cours d’affiliation = 0.2% (18)

Il faut noter que :
– L’académie se situe dans la moyenne nationale.
– Une analyse des motifs de dispense va être conduit car les chiffres sont supérieurs aux estimations

– Des discussions interministérielles auront lieu à l’automne sur la gestion de l’affiliation des contractuels, notamment les contrats courts

Contrat en prévoyance :

– Agent·es affilié·es : 2080 répartis ainsi : 7% au socle et 93% au socle + option
– Agent·es éligibles restant·es : plus de 25881
– Agent·es ayant reçu un devis : 601
– Age moyen des souscripteur·rices : 50 ans pour le socle et 54 ans pour le socle + option.

Concernant l’affiliation à la prévoyance, il convient de rappeler qu’elle est facultative. Les agent·es qui bénéficiaient à titre individuel d’un contrat prévoyance (MGEN ou autres) restent couvert·es sauf s’ils et elles ont demandé la résiliation de leur contrat.
Compte tenu d’un nombre croissant d’appels, depuis mi-mai, la MGEN a renforcé ses équipes afin de répondre aux sollicitations.

– Point examens : nous demandons que, à l’instar d’autres académies, des temps d’échanges avec la DEC puissent se tenir, en amont des examens et en aval, dans une perspective de bilan.

Dans l’immédiat et concernant les lycées professionnels et les corrections dématérialisées, il semblerait que chaque établissement organise les modalités de correction selon son choix; ce qui pose un vrai problème d’équité. Sans parler du respect d’un cadre national notamment. 

La DGESCO a envoyé semble-t-il des consignes avec des mesures pour faciliter la correction, permettant que du temps soit libéré dans l’emploi du temps des enseignant·es concerné·es. Dans notre académie, ces consignes ont-elles été envoyées ? Sont-elles mises en œuvre et ont-elles été communiquées aux enseignant·es ? Par ailleurs, nous aurions souhaité que les OS soient en copie des consignes données.

Les corrections du baccalauréat professionnel sont pilotées au niveau académique par chaque IEN de la spécialité concernée.
Dans l’académie, le recteur a décidé d’octroyer des jours de décharge avant même que la DGESCO ne demande aux académies de le faire. Ainsi, les enseignant·es correcteur·rices disposent d’un à trois jours de décharges d’enseignement selon l’épreuve qu’ils et elles corrigent. Le nombre de jours accordé est équivalent à celui accordé l’année précédente lorsque les corrections étaient réalisées sur place.

Les enseignant·es ont été informé·es de cette mesure par la DEC par courriel via l’application Imag’in, et par l’inspecteur·e qui pilote la correction. Les établissements en ont également été informés lors d’une visioconférence et par courriel.
Les modalités de correction sont donc les mêmes pour tous les enseignant·es convoqué·es pour corriger une même épreuve. Toutefois, selon les épreuves, la date du ou des jours de décharge a été soit arrêtée par l’inspecteur·rice et commune à tous les correcteur·rices, soit laissée au choix de l’enseignant·e après accord de son ou sa chef·fe d’établissement.

– Rupture conventionnelle : où en est le traitement des dossiers ?

L’académie attend les instructions ministérielles.

Le dispositif de rupture conventionnelle a été pérennisé par la loi de finances pour 2026 pour les fonctionnaires titulaires de conclure une rupture conventionnelle. Pour les collègues contractuel-les en contrat à durée indéterminée (CDI), le dispositif était pérennisé depuis 2021,

Dans notre académie, il était indiqué que les collègues voulant demander une rupture conventionnelle pour une application à la rentrée 2026, devaient faire leur demande avant le 3 avril 2026 au plus tard. 

– Grille salariale des AESH : quand et comment la mise à jour de la grille, suite à l’augmentation du SMIC, sera effectuée ?

Il n’y a pas de grille de rémunération des AESH à venir suite à l’augmentation du SMIC.

Comme pour les catégories B et C ci-dessous, une indemnité différentielle de Smic est mise en place automatiquement par la DDFIP de Limoges.

– SAENES Classe Supérieure : 1er et 2ème échelon sur 12 ; 

– SAENES Classe Normale : jusqu’au 5ème échelon sur 13 ; 

– ADJAENES C3 : jusqu’au 3ème échelon sur 10 ;
– ADJAENES C2 : jusqu’au 7ème échelon sur 12 ;

– ADJAENES C1 : jusqu’au 10ème échelon sur 11.

– Stages MIN ASH : quand se déroulera la campagne 2026/27 ?

Les stages MIN (Modules de formation d’initiative nationale dans le domaine de l’adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves handicapés) peuvent être demandés par les enseignant·es spécialisé·es ou non, les Psy Eda, ainsi que par les AESH.

À ce jour, l’offre de formation nationale, y compris celle de l’académie de Poitiers, n’est pas encore parue au BO. La démarche s’appuiera sur un Colibris créé par l’académie de Poitiers l’an dernier pour recueillir les candidatures.

Pour information, les formations de l’académie de Poitiers proposées dans le cadre des MIN sont les suivantes :-  Exercer les missions de personne ressource pour l’école pour tous : positionnement, démarche, outils et partenariats ;

–  Prendre en compte la diversité des élèves en classe : parcours expert accessibilité pédagogique et CUA ;

–  L’école pour tous : coopération et partenariat pour une co-construction efficace -formation croisée.

 

Vos élu-es de la FSU/CGT Éduc’action