Étaient présent-es : M. Perissat (Recteur),  M. Vial (SG -secrétaire général d’académie), Mme DUPORT ( SGA- Moyens), M. Linier (SGA RH), M. Grevoul (SGA – Dossiers transversaux et Vienne), 4 IA-DASEN (M.Claverie 16, M. Tamene 17, Mme Guggiari 79, Mme Alcindor 86), Mme Pionnier (cheffe de division DOSES), M. Thevenot (IA IPR EPS), M. Charton (Daac), M Fondin ( Conseiller technique ASH du recteur)  etc…, …   5 FSU / CGT Educ’Action – 3 Unsa – 2 Fo

 

Contexte : Ce CSA de l’académie de Poitiers devait avoir comme ordre du jour la dotation budgétaire de postes pour notre académie … mais faute de budget de l’Etat, ce point est reporté au CSA du 3 février prochain (avec un GT préparatoire le 29 janvier).

Dans un propos liminaire, M le Recteur présente les mesures pour notre académie: soit la suppression de 110 emplois au titre du premier degré et 125 ( dont 10 au titre des HSA) pour le second degré. Il reconnaît la difficulté des chefs d’établissement qui attendent leur dotation pour travailler à la préparation de rentrée 2026. M le Recteur souhaite d’ailleurs que cette préparation se fasse en transparence et dans la sérénité.

Il admet dans son propos liminaire l’austérité de ce budget qui en même temps, selon lui, ne devrait étonner personne.

Il formule de nouveau la nécessité de travailler à l’aménagement du territoire, à regarder à ces EPLE avec une équipe pédagogique réduite compte tenu de la baisse démographique, l’Éducation nationale devant travailler ici avec les collectivités. Ce travail doit se poursuivre avec tous les partenaires y compris économiques dans le cadre de la carte des formations.

Notre réseau d’EPLE et d’écoles est dispersé; ce qui fait que nous apparaissons comme encore mieux dotés que d’autres académies et ce qui explique ces retraits d’emplois.

 

Dernière minute : suite aux multiples interventions de nos représentant-es au CSA-MEN et au-delà, un correctif a été apporté à ce retrait d’emplois, plus important que ce qui était prévu initialement. Finalement ce sont 100 emplois qui sont retirés pour le premier degré et 106 pour le second ( dont 10 emplois au titre des HSA). C’est toujours beaucoup trop bien sûr! Des  mesures budgétaires inacceptables !

.

 

Déclaration liminaire de la FSU/CGT Educ’Action  

Lors de cette déclaration, nous avons notamment abordé :

  • la lettre du ministre
  • l’urgence de la revalorisation de nos salaires et carrières
  • l’urgence à accorder un statut catégorie B aux AESH dont les conditions de rémunération et de travail se dégradent encore
  • le retrait inacceptable d’emplois prévu au budget 2026
  • la fin de l’obligation des groupes de niveaux, notre refus du dispositif des “800 collèges”

Retrouvez la déclaration complète en bas de cet article.

Réponses du rectorat 

Suite aux différentes déclarations liminaires, le Recteur précise:

  • Sur les 800 collèges, ce n’est pas une volonté de reprise en main des équipes, ni de culpabilisation au regard des résultats des élèves de ces collèges. Pour M le Recteur, c’est un prolongement aux travaux des CASF ( conseil académique des savoirs fondamentaux)  : il soutient qu’il est  important de regarder cela de près et d’essayer de comprendre pourquoi les résultats sont moindres à CSP égales.

Le travail a été  mené de manière itérative entre MEN et rectorat, avec divers critères retenus  (résultats certes mais aussi, CSP etc). Une liste de 9 EPLE avait été prévue par le ministère pour l’académie sur 3 départements, puis retravaillée par le rectorat pour aboutir au final à 10 établissements sur l’intégralité des 4 départements (2 en Charente, 3 Charente-Maritime, 2 Deux Sèvres , 3 Vienne) dont 6 hors Éducation Prioritaire et 4 en Education Prioritaire.

Une équipe d’appui académique, très large dans sa composition ( inspecteurs du premier et second degré, IPR vie scolaire, personnels de santé etc…,) se mettra à disposition des équipes car les résultats sont regardés mais aussi le climat scolaire, l’environnement, ‘l’engagement des parents, les besoins en santé mentale.

Les équipes feront leur diagnostic et le projet sera défini sur 3 ans (et il n’est pas question de regarder le taux de réussite au DNB en 2027!)

Pour la FSU et la CGT Educ’action, ce dispositif est dangereux à un double titre: il pourrait conduire à ne pas retravailler la carte de l’Éducation prioritaire et à laisser de côté les critères sociaux et autres ; mais surtout il augure d’une reprise en main du travail des équipes avec un risque évident d’injonctions diverses.

Les collèges retenus sont:

-le collège M Pallet à Angoulême et le collège Badinter de La Couronne pour la Charente,

– les collèges de St Aigulin, Gemozac et La Fayette Rochefort pour la Charente-maritime

– La Mothe St Héray et le collège J Rostand de Thouars pour les Deux-sèvres

– le collège de St Jean de Sauves, de Buxerolles et J Macé Châtellerault pour la Vienne

Dans son propos préalable, M le Recteur tient aussi à rassurer l’assistance sur l’ ouverture des concours niveau L3 pour cette année inaugurale.

 

Carte académique des langues

La commission académique des langues vivantes s’était réunie en amont pour examiner divers aspects de l’enseignement des LV dans les écoles comme dans les collèges et lycées. A cette occasion, nous étions intervenus pour évoquer les difficultés auxquelles les collègues de langues sont exposés ( effectifs etc..)

dont:

  • La difficulté à convaincre les élèves de poursuivre des enseignements de LCE au collège quand l’accès en lycée à une classe euro dans la continuité de l’apprentissage de la langue leur est impossible à titre dérogatoire. M Le Recteur réaffirme sa volonté de ne pas déséquilibrer le tissu territorial en laissant les établissements urbains capter tous les élèves.
  • La difficulté de mener des séjours linguistiques ou autres activités quand les crédits pédagogiques ou autres moyens se réduisent chaque année ; ce à quoi il est répondu que le dispositif Erasmus+ peut largement accompagner les collègues
  • la difficulté pour les collègues  de langues TZR sur plusieurs établissements, TZR et pour de nombreuses années faute de postes implantés comme en espagnol. Nous avons demandé que soient créés ces postes chaque fois que possible.M le Recteur s’est engagé à y regarder dans le cadre du budget qui lui sera délégué.

 

CHARENTE

  • COLLÈGE JEAN ROSTAND LA ROCHEFOUCAULD, LCE ANGLAIS, OUVERTURE EN 5ème
  • COLLÈGE JULES MICHELET ANGOULEME, LCE ANGLAIS, OUVERTURE EN 5ème, 4ème et 3ème
  • LYCÉE DE L’IMAGE ET DU SON ANGOULÊME, LV3 ITALIEN, FERMETURE

 

CHARENTE MARITIME

  • LGT JEAN DAUTET LA ROCHELLE, ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ LLCE ANGLAIS, FERMETURE
  • LGT MERLEAU-PONTY ROCHEFORT, SELO ESPAGNOL / HISTOIRE–GÉO, OUVERTURE
  • LP GILLES JAMAIN ROCHEFORT, SELO ANGLAIS / MÉTIERS DU COMMERCE, VENTE, ACCUEIL OUVERTURE
  • LGT BERNARD PALISSY SAINTES, SELO,  MODIFICATION, OUVERTURE A LA VOIE TECHNO DE LA SELO EXISTANTE ALLEMAND – MATHÉMATIQUES
  • LP BLAISE PASCAL SAINT JEAN D’ANGÉLY,  SELO ANGLAIS / MAINTENANCE DES ENGINS, OUVERTURE
  • LGT ANTOINE DE SAINT EXUPÉRY LA ROCHELLE, LV3 CHINOIS, FERMETURE

 

DEUX SÈVRES

  • COLLÈGE JEAN ZAY NIORT, LCE ALLEMAND, OUVERTURE EN 5ème
  • COLLEGE PIERRE MENDES FRANCE PARTHENAY, LCE ANGLAIS, OUVERTURE EN 4ème et 3ème
  • COLLEGE PIERRE MENDES FRANCE PARTHENAY, LCE ESPAGNOL, OUVERTURE EN 4ème et 3ème
  • LYCÉE ERNEST PÉROCHON PARTHENAY, LLCE ANGLAIS, FERMETURE

 

VIENNE

  • COLLÈGE RABELAIS POITIERS, LCE ANGLAIS, OUVERTURE EN 3ème
  • COLLÈGE RABELAIS POITIERS, LCE ESPAGNOL, OUVERTURE EN 4ème et 3ème
  • LYCÉE GUY CHAUVET LOUDUN, LLCE ANGLAIS MONDE CONTEMPORAIN, OUVERTURE
  • LP BRANLY CHATELLERAULT, SELO ANGLAIS / DESSIN D’ART BAC PRO AMACV, OUVERTURE
  • COLLÈGE JEAN MONNET LUSIGNAN, LV2 ITALIEN, OUVERTURE EN 5ème

 

Vote

  • Pour : Unsa 3
  • Abstention : FSU-CGT Educ’action 5, FO 2
  • Contre : 0

 

Ce vote en abstention de notre délégation tient au fait que malgré de nombreuses ouvertures, nous nous opposons à la fermeture de l’italien au Lisa et que M le Recteur n’a pas souhaité disjoindre les votes.

 

A l’occasion de la commission des langues, réunie en décembre, nous avions déjà eu l’occasion de poser un certain nombre de questions, de faire observer que la carte était intéressante en ce qu’elle offrait des possibilités de classes euro en LP par exemple.

Nous avions déjà regretté la fermeture initialement prévue de l’allemand au LP Jean Main de Niort; M le Recteur est revenu sur ce point et la fermeture prévue a été levée.

Nous avons largement combattu la fermeture prévue de l’italien LVC au LISA d’Angoulême en avançant divers arguments.Le département de la Charente est un des rares départements de France à ne pas offrir l’Italien en LVB. De plus, actuellement la LVB n’est ouverte que dans le privé. Le Lisa accueillait une LVC mais grâce à une différenciation pédagogique la collègue suivait certains élèves de  LVB. Il faudrait maintenir l’Italien au Lisa, d’autant que la situation des personnels concernés par cet enseignement est  extrêmement difficile depuis de nombreuses années , au regard de la réduction continue des besoins.

Le DASEN de la Charente souligne qu’il va engager une réflexion qui pourrait conduire à  une offre d’italien  dès le collège pour ce département mais que cela devra se faire à moyens constants. Il ajoute que cette fermeture a été pensée bien en amont avec les établissements; il conviendrait de dire “avec les chefs d’établissements” car les collègues n’en ont pas été informés.

 

Carte des sections sport-études

Depuis la rentrée scolaire 2024, des classes sport – études sont déployées dans les académies. Il s’agit de dispositifs permettant aux établissements d’organiser des aménagements et des allègements de scolarité pour répondre aux besoins des élèves sportifs de haut niveau ou à haut potentiel sportif.

Les propositions d’implantation des classes sport – études à la rentrée 2026 dans l’académie de Poitiers sont les suivantes :

  • CHARENTE-MARITIME, LGT MERLEAU PONTY ROCHEFORT  TIR SPORTIF
  • CHARENTE-MARITIME, LGT SAINT EXUPERY LA ROCHELLE  BASKET BALL FEMININ
  • VIENNE, LYCEE CAMILLE GUERIN POITIERS  VOLLEY BALL

3 propositions ont reçu un avis défavorable :

  •  17- Collège René Caillé – Saintes – Athlétisme
  •  17- Collège René Caillé – Saintes – Football
  •  79- Lycée de la Venise verte – Niort – Athlétisme

 

Vote

  • Pour : Unsa 3 , FSU-CGT Educ’action 5
  • Abstention : FO 2
  • Contre : 0

 

Carte académique des sections sportives

Pour la rentrée 2026, les propositions du rectorat sont :

 

Ouvertures

  • 17 Collège Fernand Garandeau LA TREMBLADE VOILE
  • 17 Collège Jean Guiton LAGORD RUGBY FEMININ
  • 79 Collège du Marchioux PARTHENAY TENNIS DE TABLE
  • 86 Collège Ferdinand Clovis Pin POITIERS ÉCHECS

 

3 propositions d’ouvertures ont recueilli un avis défavorable :

  •  17- Collège Les Salières Saint Martin de Ré : Ultimate ;
  •  17- Collège Albert Camus La Rochelle : Ultimate (report ouverture en R27) ;
  •  86 – Collège du Jardin des Plantes : Tennis.

 

Vote : l’ensemble des organisations syndicales a voté “Pour”

 

Fermetures

11 propositions de fermetures du Rectorat

  • 16 Collège Anatole France ANGOULEME CANOE KAYAK
  • 16 Collège Jean Lartaut JARNAC CANOE KAYAK
  • 16 Collège Font Belle SEGONZAC HANDBALL
  • 16 LGT Charles A.Coulomb ANGOULEME BASKET BALL
  • 17 LGT Palissy SAINTES FOOTBALL
  • 17 LGT Palissy SAINTES HANDBALL
  • 17 LGT Palissy SAINTES AVIRON
  • 17 LGT Vieljeux LA ROCHELLE TENNIS
  • 17 LGT Saint Exupéry LA ROCHELLE ULTIMATE
  • 79 Collège François Rabelais NIORT VOLLEY BALL
  • 86 Collège Jules Verne BUXEROLLES GYMNASTIQUE

 

Vote : l’ensemble des organisations syndicales a voté “ Abstention”

 

Reconductions

  • 16 Collège Félix Gaillard COGNAC RUGBY
  • 16 Collège Pierre Bodet ANGOULÊME ATHLÉTISME
  • 16 LPO Jean Monnet COGNAC JUDO
  • 16 LGT Image et son ANGOULEME ATHLETISME

 

Nous nous inquiétons de voir de nombreuses sections sportives fermer. La presse s’est faite l’écho ces derniers temps de la désertion des jeunes filles à l’adolescence des clubs sportifs; ce qui doit nous alerter. Est-ce le même processus ici qui joue? L’IPR M Thévenot nous répond que oui le phénomène est inquiétant mais que ce n’est pas le cas ici puisque volonté est là de privilégier la mixité dans les sections sportives et que les EPLE doivent travailler à un projet pédagogique qui favorise la présence des filles. Le public féminin est d’ailleurs passé de 34 à 38 %.

Unités professionnelles facultatives « Secteur sportif »

Les unités professionnelles facultatives « Secteur sportif », UF2S, ont été créées pour les spécialités de certains baccalauréats professionnels. Cela sera la 5ème année où ces dispositifs sont proposés. Ils permettent à un·e jeune d’obtenir 2 unités de BPJEPS (il lui reste alors 2 unités à valider ensuite, hors cadre scolaire). Si la proposition semble intéressante pour ces jeunes, il faut bien regarder combien d’entre elles et eux, et pour des raisons financières évidentes, poursuivent et valident le diplôme en bout de course.

11 établissements proposent d’ores et déjà ce dispositif.

Pour la rentrée 2026, les évolutions proposées sont les suivantes :

  • 1 extension : 86 LP RAOUL MORTIER MONTMORILLON ASSP (déjà ouvert sur MCV) 1ERE ET TERMINALE

La FSU/CGT Educ’action trouve ce dispositif mal abouti, car ce n’est qu’une coloration, et non un vrai bac pro sportif auquel nous serions favorables. Les poursuites d’études dans les métiers du sport ne sont pas garanties avec ce seul dispositif. De plus, ce ne sont pas de vrais moyens dédiés, mais des HSA. Ce qui ne peut rémunérer les collègues engagé.es à hauteur de leur investissement.

Vote

  • Pour : Unsa 3
  • Abstention : FSU-CGT Educ’action 5, FO 2
  • Contre : 0

 

Classe à Horaires aménagées

  • Charente Collège Eugène Delacroix – Saint Amant de Boixe – ARTS PLASTIQUES
  • Deux-Sèvres Collège Jules Supervielle – Bressuire – ARTS PLASTIQUES
  • Deux-Sèvres Collège Marie de la Tour d’Auvergne – Thouars – MUSIQUE – DANSE – THÉÂTRE

Nous saluons ici les créations qui profiteront à des élèves de la ruralité par exemple ( classe spécialité BD pour le collège de St Amant de Boixe.

 

Dispositifs de soutien aux élèves à besoins particuliers

ULIS

Charente 

  • Unité mobile d’inclusion scolaire / dispositif innovant et itinérant au Collège Jean Moulin de BARBEZIEUX- Ouverture (+1 ETP)

 

Suite aux demandes d’explication de la FSU, l’IA-Dasen du 16 indique que ce collège qui possède déjà une ULIS, a bien plus d’élèves notifiés que de places dans le dispositif, un-e second-e enseignant-e est mis en place pour travailler en binôme sur les temps d’inclusion et de collectif pour ces élèves. Cet enseignant-e pourra également aller sur l’établissement voisin pour les mêmes problématiques avec des interventions à définir avec les équipes selon l’IA-Dasen du 16. Le dispositif serait mis en place pour 2 ans.

Charente – Maritime 

  • Collège Emile Zola ROYAN Fermeture d’une des 2 Ulis (-1 ETP)
  • Collège Fernand Garandeau LA TREMBLADE Ouverture (+1 ETP)

 

Deux-Sèvres 

  • Collège Jean Rostand THOUARS Régularisation à la carte de la fermeture d’un des 2 dispositifs ULIS
  • LP Jean Moulin THOUARS Régularisation à la carte de l’ouverture d’un dispositif ULIS

 

UPE2A

Charente – Maritime 

 

  • Collège Fabre d’Eglantine LA ROCHELLE Fermeture -1 ETP
  • Collège Léopold Dussaigne JONZAC (transféré provisoirement en 2025-2026 au collège Agrippa d’Aubigné SAINTES) Fermeture ( -0.67 ETP, -12 heures)
  • Collège Emile Combes PONS Ouverture (+ 0.67 ETP 12 heures)

Deux-Sèvres 

  • LGT Paul Guérin NIORT Fermeture -1 ETP
  • LP Paul Guérin NIORT Ouverture + 1 ETP

 

Autres dispositifs

Deux-Sèvres 

Hôpital de Niort  :

  • secteur adolescents  Ouverture de 9 heures en mathématiques, soit 0.5 ETP
  • secteur adolescents Ouverture de 9 heures en lettres, soit 0.5 ETP

Vienne

  • PEJS – Coordination du parcours bilingue LSF français écrit de la maternelle au bac – Ouverture 1 ETP
  • PEJS – Co-enseignement de la physique – chimie en LES au Lycée Mandela et au collège Henri IV. Ouverture 1 ETP

 

Si nous saluons la mise en place de moyens pour accompagner les jeunes sur l’hôpital de Niort, nous nous inquiétons des modalités de mise en œuvre des postes puisque ce ne sont que 9h pour chacune des disciplines.

 

Vote

  • Pour : 8 FSU-CGT Educ’action , 3 Unsa
  • Abstention : 2  FO

Classe relais

La classe relais de la Charente était historiquement rattachée administrativement au collège Puygrelier de Saint Michel et hébergée dans des locaux de la commune de Nersac. La commune n’a pas renouvelé le bail à échéance du 31 décembre 2024.

Une solution d’hébergement transitoire a été trouvée pour la fin de l’année scolaire dans les bâtiments de Canopée, mitoyens du collège Michelle Pallet dont l’échéance était prévue au 1er septembre 2025.

La DSDEN a travaillé avec le conseil départemental au relogement de la classe relais au sein d’un établissement scolaire, bénéficiant de facilité de transports.

Depuis le 1er septembre 2025, la classe relais accueille provisoirement les élèves dans des locaux spécifiquement rénovés et aménagés dans un bâtiment indépendant au sein du collège Norbert Casteret à Ruelle sur Touvre, qui devient, en cohérence, l’établissement de rattachement par convention en cours de signature. Il s’agit désormais d’implanter définitivement ce rattachement au 1er septembre 2026.

Ce dispositif de lutte contre le décrochage scolaire est inscrit dans le projet d’établissement du collège. Les élèves bénéficient sur des temps identifiés des structures et de l’environnement immédiat pour la construction de leur parcours.

Cette opération emporte le transfert du collège Saint Michel vers le collège de Ruelle sur Touvre des supports budgétaires associés, soit un poste d’enseignant et un poste d’AESH.

Evolution de la carte  des établissements mutualisateurs

Il est proposé  le maintien de deux établissements contre 4 jusqu’ici:

–  le lycée général et technologique Léonce Vieljeux de La Rochelle, établissement mutualisateur pour
les départements de Charente et de Charente-Maritime,

–  le lycée général et technologique Maurice Genevoix de Bressuire, établissement mutualisateur pour
les départements des Deux-Sèvres et de la Vienne.

L’objectif est  de maintenir des équipes structurées et professionnelles en capacité de :
– maintenir et sécuriser la mutualisation de la paye des 233 EPLE employeurs de l’académie en tenant compte de la diminution du nombre des rémunérations gérées, une bonne partie relevant aujourd’hui des services de la DIPEAR 4
– et de permettre la professionnalisation des gestionnaires de paye en EPLE par la formation à l’utilisation d’OPER@.

Ainsi, les lycées Lisa à Angoulême et Victor Hugo à Poitiers perdraient cette compétence de paie.

Si nous comprenons bien la logique, nous nous inquiétons tout de même de la situation des personnels:

  • de ceux du rectorat: sont-ils assez nombreux pour absorber cette charge de travail? L’ouverture de ce nouveau service s’est-elle accompagnée des moyens humains pour y faire face?
  • de ceux des établissements qui resteront mutualisateurs qui devront être renforcés compte-tenu de la charge de travail qui va leur incomber.
  • enfin de celles et ceux qui au Lisa ou à Victor Hugo risquent de perdre leur poste: on nous assure que dans certains cas, des départs à la retraite sont prévus et que si nécessaire, des mesures de cartes scolaires seront appliquées pour une réaffectation prioritaire qui ne devrait pas poser problème puisqu’il s’agit de centres urbains.

Vote:3

Pour (UNSA) 7

Abstention ( FSU-CGT Educ’action – FO)

Evolution du poste de SG du lycée Genevoix Bressuire

Dans le cadre de l’évolution de la carte des établissements mutualisateurs il apparait nécessaire de valoriser le poste de secrétaire général du lycée Genevoix à Bressuire.

Les missions du poste impliquent actuellement le pilotage d’un service de mutualisation des payes qui augmentera en volume de dossiers avec l’intégration des dossiers de la Vienne en septembre 2026. Actuellement le poste dédié est celui d’un attaché d’administration.

Le secrétaire général-agent comptable devra également intégrer le logiciel de paye Opér@ dans le service avec son équipe pour une mise en œuvre en janvier 2028.

Actuellement établissement mutualisateur, le LISA à Angoulême perdra cette mission à la rentrée 2026 et deviendra une agence comptable identique aux autres agences comptables en termes d’activité et d’expertise. L’ensemble des dossiers de gestion seront transférés au lycée Viel jeux de La Rochelle.

Le secrétaire général-agent comptable actuel n’est pas affecté sur le support d’administrateur de l’éducation nationale, ne remplissant pas les conditions statutaires.

Il est donc proposé d’implanter le support d’administrateur de l’éducation nationale au lycée de Genevoix de Bressuire et d’implanter un support d’attaché d’administration au LISA.

Vote: POUR à l’unanimité

 

Informations diverses 

 

La FSU et la CGT Educ’action ont tenu à alerter sur l’inquiétude des personnels non titulaires qui n’ont aucune assurance aujourd’hui de voir les mois de Juillet et Août rémunérés , leur contrat s’arrêtant au 7 juillet. Il est répondu que la régularisation se ferait ultérieurement, conformément aux principes du cadre de gestion.

 

Questions diverses de la FSU/CGT Educ’action

Seule la FSU/CGT Educ’action a posé des questions diverses dans cette instance. Nous construisons ces questions grâce aux remontées de la profession, donc continuez à nous écrire !

Rupture conventionnelle

 

Pour les personnels titulaires, le dispositif est depuis le 1er janvier 2026 éteint. Le rectorat est en attente d’informations sur le maintien ou non du dispositif au budget 2026.

Pour les contractuel-les en CDI, ce dispositif continue de s’appliquer.

 

CAPPEI

Le rectorat est en attente du budget, mais partirait en principe sur le même budget: 38 départs en formation.

La FSU-CGT fait remarquer que la problématique d’inclusion entraîne des créations et des adaptations de dispositifs mais il faut que la formation suive ces structures et ces besoins.

L’école inclusive a besoin de stabilité.

Nous avons demandé l’augmentation du nombre de possibilités de départs en formation CAPPEI.

 

Échanges intra-académiques PE stagiaire

Les collègues PE stagiaires peuvent demander un échange de département au sein de l’académie jusqu’au 6 février.

Dans la Vienne et en Charente, il y a eu une  erreur dans la liste de diffusion ce qui a retardé l’information.

Les résultats pourront sans doute être communiqués au retour des vacances d’hiver, avant l’ouverture du mouvement.

 

 “Dispositifs innovants » UPE2A en Charente 

L’IA-Dasen indique que face à l’éparpillement des besoins pour les élèves , il choisit d’expérimenter un dispositif itinérant et innovant. Un retour d’expérience  sera mené d’ici un an mais M le Dasen soutient qu’il a rencontré les personnels en charge de ces questions et que certains sont satisfaits de sa présentation. M le Dasen entend faire que ces personnels assurent aussi des missions de formateurs auprès des autres personnels.

Ce à quoi nous rétorquons que la proximité d’avec les actions de formation peut signifier un éloignement des élèves et de leurs besoins. Nous sommes également interpellés par le nombre important de dispositifs itinérants/innovants que la Charente met en oeuvre….

 

Rétro-activité de la prime REP/REP+ 

 

167 demandes ont été effectuées  par 111 AESH et 56 AED

Des protocoles transactionnels ont été rédigés et 122 ont été envoyés. 16 dossiers sont en demande de pièces supplémentaires.

Les services sont en attente des retours de ces protocoles.

Fusion école / collège

Un récent article du Café pédagogique cite la Charente en exemple ; le CDEN 16 sur les investissements et travaux évoque des travaux qui permettront à une partie des classes de l’école de Chalais de rejoindre le collège. Quel est ce projet dont nous n’avons pas été informé·es ? Quel est son périmètre exact ?

M Le Dasen de la Charente explique le maintien d’un poste en maternelle en attente de l’inclusion de l’école dans le collège. Ce projet est acté et des nombreux acteurs départementaux et EN se sont déplacés et concertés déjà. La finalisation sera en R27.

La FSU-CGT s’oppose au retour d’un projet “d’école fondamentale”, exige le respect des périmètres de statut des uns et des autres.

Le DASEN 16 répond que c’est un projet éducatif autour de la continuité école-collège. Le collège de Chalais à terme n’accueille que 120 élèves. La réflexion est engagée de la même manière sur Champagne-Mouton.

La FSU-CGT rappelle le parcours long d’élaboration du projet de l’Isle-Jourdain. Des moyens supplémentaires avaient permis la construction d’une solution adaptée aux besoins des élèves et du territoire. M le Recteur explique la difficulté à faire se parler les différents partenaires concernés dans un contexte d’urgence démographique. Il faut pourtant expérimenter.

Déclaration liminaire complète

Monsieur le Recteur,

Mesdames et Messieurs les membres de ce CSA,

 

« (…) Il est des femmes et des hommes qui, sans bruit, font reculer ces ténèbres. (…) Ils allument, patiemment, les lumières de l’esprit humain. Ces femmes et ces hommes, ce sont principalement vous les professeurs, et tous ceux qui, avec vous, font l’École ». Ou encore, un peu plus loin « Nous avons besoin de vous, sentinelles de la raison. » C’est en ces termes que, tout récemment, M le Ministre de l’Education nationale s’est adressé à la communauté éducative ; aux enseignants surtout, oubliant au passage de l’adresser à l’ensemble des personnels sans lesquels notre institution ne pourrait remplir ses missions.

L’éloge a le mérite d’être formulé avec élégance, d’autant que, comme le relève M le Ministre lui-même, les conditions d’exercice de nos métiers se sont considérablement dégradées et la parole que nous portons apparaît comme de plus en plus décalée, en regard de l’état du monde.

Elle l’est quand nous défendons la raison, le droit, la paix et que se développent, y compris dans les plus anciennes des démocraties, la violence, les vociférations, le droit du plus fort, quand, au cœur même de notre Ecole une entreprise de militarisation de la jeunesse est à l’œuvre.

Elle l’est encore quand, aux vertus de l’effort, de l’esprit critique, de la réflexion, on oppose le miracle de l’IA. Elle l’est encore quand l’on donne à un jeune une ambition en matière d’orientation et que la réalité de Parcoursup viendra lui couper les ailes.

Nous portons et avec détermination des principes et valeurs que la mécanique du monde vient régulièrement briser ; d’où le sentiment souvent d’une perte de sens du métier. D’autres raisons y contribuent encore.

 

Nous sommes, pour beaucoup, à un stade de notre carrière où l’on ne peut plus se payer de mots. De manière générale, l’austérité budgétaire a dévalorisé les salaires et carrières des fonctionnaires. Le déclassement salarial de nos professions est largement documenté et pourtant, les perspectives de revalorisation d’ores et déjà écartées. Gel du point d’indice, fin de la GIPA, année blanche pour les mesures catégorielles, ponction sur le congé maladie ordinaire : telles sont les signes de « reconnaissance » que l’on nous envoie. Quant aux AESH, on leur refuse encore un statut de fonctionnaire catégorie B quand toutes et tous s’accordent sur l’importance de leur engagement pour l’Ecole inclusive. Un moment dont notre République devrait avoir honte ! Et travailleur·ses pauvres, il faudra, à elles et eux comme à d’autres tout aussi précaires, verser une indemnité compensatoire faute d’avoir voté un alignement de l’indice minimal de la Fonction publique sur le SMIC ! Tous les collègues de catégorie C des premiers échelons du premier et second grades sont en deçà du minimum légal. Le pied de grille des catégories B tutoie le SMIC : c’est par exemple le cas pour un secrétaire général d’EPLE. Comment l’État peut-il se rendre coupable d’un tel mépris de celles et ceux qui le servent ? Telle est la question qui taraude les personnels aujourd’hui.

 

Eclairer les esprits condamnés à vivre dans un monde aussi complexe supposerait d’investir considérablement en faveur de l’éducation. Or que nous annonce-t-on pour la rentrée 2026 ? Le budget de l’État n’est même pas encore voté que déjà il est prévu de supprimer 4000 ( -1803 dans le second degré et -2229 dans le premier degré) emplois d’enseignants, premier et second degré compris ; dans notre académie -110 ETP pour le premier degré et -125 ETP pour le second degré, +1 ETP pour les CPE ! Inqualifiable ! A l’obsession de la baisse démographique nous rétorquons par l’urgence du présent à revoir les taux d’encadrement de nos élèves et à baisser les effectifs de classe. La rentrée 2025 dans notre académie a conduit à la fermeture de nombreuses classes du premier degré et concernant le second degré elle a été d’une grande brutalité avec de nombreuses divisions fermées, des postes supprimés pour un retrait d’emplois supérieur aux attentes ministérielles. Réitéra-t-on « l’exploit » en sacrifiant davantage encore élèves et enseignants, en taisant les besoins de nos vies scolaires, les besoins de nos élèves, en sacrifiant la santé des personnels ?

Puisqu’il est question de préparation de rentrée, et dans l’attente du budget qui nous sera signifié, nous demandons M le Recteur que toutes les conditions soient réunies pour que s’exerce la démocratie locale, que tout bonnement les textes soient respectés :  que donc les équipes soient informées en toute transparence et que les conseils d’administration puissent jouer leur rôle et délibérer, voter la ventilation de la dotation accordée à chaque EPLE. Nous demandons donc à être destinataires du calendrier fixé aux chefs d’établissement dans ces opérations de préparation de rentrée. Nous formons le vœu que toutes les conditions d’information et de sérénité soient réunies en bout de processus pour la mobilité des personnels.

 

Cette rentrée dans les collèges sera marquée par la fin de l’obligation des groupes de niveaux. Ce dispositif ne doit d’aucune manière être imposé aux équipes tant ont été démontrés ses effets dévastateurs sur le métier, sur l’estime de soi et les progrès des élèves. Il importe par contre que des moyens soient accordés aux équipes pour accompagner partout la difficulté scolaire. Ces moyens doivent être accordés également aux LGT et LP où les difficultés, diverses, sont bien réelles. Comment faire réussir et donner toutes leurs chances à des élèves de la voie technologique qui sont 35 par classe ? Comment instruire, former des élèves de CAP, à besoins particuliers, quand les moyens ne nous sont pas donnés ?

 

La tendance qui se confirme à la fermeture d’options ou même de spécialités ici ou là est un signe qui devrait nous alerter parce qu’il pourrait confirmer un repli de l’offre de formations ou un désengagement inquiétant de la jeunesse à l’égard de ces enseignements- on pense au nombre conséquent de fermetures des sections sportives ici. Nous reconnaissons toutefois et bien volontiers l’effort pour implanter des formations dans des zones rurales ou socialement moins favorisées– ainsi de la classe à horaires aménagés en arts plastiques à St Amant de Boixe ou de l’italien à Lusignan- de formations comme les classes euro dans les LP. L’école publique a bien vocation à lutter contre toute forme d’assignation et toute forme de ségrégation, y compris vis à vis de l’enseignement privé.

Il est prévu M le Recteur qu’en réponse à un courrier de notre part sur le plan « 800 collèges » vous nous apportiez des éléments qui concernent notre académie. Ce plan qui instaure un système de dotation contractualisé sur trois ans est fondé sur les résultats scolaires des élèves davantage que sur des critères sociaux. C’est déjà pour nous une réserve de taille. Quant au dispositif tel qu’il est décliné dans l’instruction de décembre dernier, il pourrait laisser croire à une responsabilité des équipes dans l’échec de leurs élèves et donner lieu à un cadrage pédagogique contraignant, leur déniant toute expertise et toute liberté pédagogique. Il est bien évident que la chose ne peut s’entendre ainsi. Quels moyens seront mis à disposition de ces équipes d’ailleurs ?

 

Le mois de janvier est communément le mois des vœux. Ils ont tout leur sens au plan personnel. Mais quand il s’agit du professionnel, permettez-nous, M le Recteur, aux vœux de préférer des revendications, que nous allons rappeler ici :

– une revalorisation conséquente et urgente de la rémunération des fonctionnaires, d’une revalorisation de leur carrière,

– la suppression des réformes LP et LGT pour toutes les raisons que nous avons déjà largement développées

– des salaires décents, des conditions plus respectueuses de tous les précaires sans lesquels l’Ecole serait à l’arrêt,

– la création de postes d’enseignants, de CPE, AED, AESH, PsyEN, personnels de santé et sociaux, de personnels administratifs et ITRF pour des taux d’encadrement à la hauteur des missions de l’Ecole, pour des équipes pluri-professionnelles en mesure de relever l’ensemble des défis qui traversent l’Ecole aujourd’hui

– des moyens budgétaires qui permettent de retrouver des taux d’encadrements propices aux apprentissages et leur consolidation.

 

Nous dénonçons les choix budgétaires de ce gouvernement qui, sans légitimité démocratique, poursuit son entreprise de démolition de l’Ecole publique.